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Soumise à la bergère (extrait)


 

Soumise à la bergère

Chapitre 2 : Cycle de terreur.

 

  Manon, complètement nue, s'est recroquevillée sur son lit. Elle réfléchit, se dit que ce n'est pas possible, que Julie finira par la laisser sortir. Plusieurs heures s'écoulent…

 

Premier jour :

 

  Ce n'est pas possible, non, je ne veux pas y croire... Julie me fait une mauvaise blague, elle va me libérer. Mais au fond de moi, une voix murmure que ce n'est pas une plaisanterie. Je dois me rendre à l'évidence. Je ne sais pas ce qu'elle me veut vraiment. Elle a parlé de me dresser, et rien que l'idée qu'elle puisse me retoucher me tétanise, me glace le sang. Mon esprit tourne en boucle : pourquoi moi ? Qu'ai-je fait pour mériter ça ? Je me sens piégée, comme une bête dans une cage, et cette pensée me ronge déjà, éveillant une peur primitive que je n'avais jamais connue.

  Soudain, un bruit m'arrache de mes pensées. La plaque métallique au bas de la porte se lève et laisse apparaître une ouverture. Hésitante, je m'en approche.

— Ju... Julie ? Dis-je, la voix tremblante.

  Derrière la porte, sa voix se fait entendre :

— Je vais m'occuper de toi, et quand tu seras prête, tu pourras sortir !

  Prête à quoi ? Je ne veux pas le savoir, mais mon cerveau imagine déjà le pire, des scénarios qui me nouent l'estomac. Je la supplie alors d'arrêter :

— Julie, je t'en supplie, laisse m...

— Silence ! dit-elle avec une voix plus autoritaire.

  Je n'ose plus parler, je la laisse continuer, mon cœur battant la chamade, comme si chaque mot d'elle resserrait un étau autour de ma poitrine.

— Tu auras à manger une fois par jour. Et si tu es bien obéissante, je remettrai peut-être l'eau...

 

  Julie passe une gamelle dans l'ouverture de la porte. Puis la trappe métallique se referme. Je reste hébétée un moment. Je suis abasourdie... Elle va me séquestrer ici... Mon esprit refuse d'accepter cette réalité, mais les faits sont là : la porte verrouillée, l'isolement total. Une vague de panique monte, et je me dis que si je cède maintenant, je perds déjà une partie de moi.

  Peut-être que je peux m'enfuir par la trappe dans la porte. J'essaie de relever la plaque métallique, mais rien à faire, la trappe semble pouvoir s'ouvrir que de l'extérieur. La panique m'envahit pleinement maintenant, je tape sur la porte, j'appelle à l'aide... Seul le silence me répond. Personne ne viendra ici… Cette certitude s'infiltre en moi, me forçant à affronter l'idée que je suis seule, vulnérable, et à sa merci…

  Désespérée, je me rassieds sur le lit. Mes yeux se posent sur la gamelle devant la porte : un blanc de poulet et de la purée. Je suis nue, je n'ai pas de couverts, je ne céderai pas à cette humiliation. Manger dans une gamelle comme une bête... Je m'y refuse, même si mon estomac proteste déjà faiblement. C'est une question de dignité, me dis-je, pour me raccrocher à quelque chose, à l'idée que je suis encore humaine.

 

Deuxième jour :

 

  J'ai dormi quelques heures, pas plus. Mes yeux sont trempés, j'ai dû pleurer pendant mon sommeil. J'ai froid et je suis terrorisée, mon corps tremble sans que je puisse le contrôler. J'essaie timidement d'ouvrir la porte à nouveau... Toujours fermée. Je m'étais imaginée que Julie l'aurait débloquée, que c'était une leçon temporaire. Mais non, elle a vraiment l'intention de me retenir prisonnière. Cette réalisation me frappe comme un coup de poignard, et je m'adosse à la porte, je m'effondre en larmes. Je sens mon ventre gargouiller, j'ai la gorge sèche et maintenant j'ai faim, terriblement faim. À part un morceau de fromage, je n'avais rien mangé depuis que j'étais arrivée dans cette bergerie de l'enfer. Mon esprit oscille entre la rage et le désespoir : comment ai-je pu être si naïve ? Pourquoi ne me suis-je pas méfiée plus tôt ?

  Je me lève toute tremblante, je me pose sur la cuvette et j'urine. Au moment de tirer la chasse d'eau... Rien... J'éclate en sanglots à nouveau. Tout cela m'effraie, qu'est-ce que Julie me veut ? Comment sortir d'ici ? L'absence d'eau renforce mon sentiment d'impuissance, comme si elle contrôlait même mes besoins les plus basiques, me poussant vers une dépendance totale.

  Le bruit de la plaque métallique qui s'ouvre me fait sursauter. Je veux m'essuyer les parties, mais je n'ai rien pour… Je m'approche alors de l'ouverture dans la porte.

— Gamelle ! Lâche simplement Julie.

  Je regarde la gamelle que je n'avais pas touchée. J'hésite un moment, puis je prends la gamelle et la passe par l'ouverture. Julie la prend et me dit :

— Tu n'as pas mangé ? Alors, tu n'auras rien aujourd'hui !

 

  J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche, que la plaque métallique se referme. Un poids immense me paralyse, l'angoisse m'empêche de bouger. Je reste à genoux devant la trappe, les larmes coulent le long de mes joues. Cette punition me brise un peu plus : je réalise que ma survie dépend de son bon vouloir, et que résister ne fait qu'aggraver ma souffrance. Je... Je ne veux pas mourir ici... Mais une petite voix en moi commence à murmurer que peut-être, pour survivre, je devrai plier…

 

Troisième jour :

 

  Je me réveille à même le sol. J'ai dû m’évanouir. Je suis affamée, j'ai la tête qui tourne. Crever de faim, quelle mort pitoyable…

  Allongée devant la porte, je sens toutes mes forces m'abandonner. Mon esprit vagabonde vers des souvenirs de liberté, de repas normaux, mais ça ne fait qu'amplifier la douleur, me rappelant ce que j'ai perdu.

  C'est alors que la trappe s'ouvre à nouveau. Un steak haché et quelques haricots sont jetés à travers l'ouverture.

  La plaque se referme…

  Pas de gamelle cette fois-ci, j'ai envie de pleurer, mais je n'en ai plus la force. Je me résous à tendre une main pour attraper le morceau de viande. J'hésite à faire ça, mais la faim est trop forte, elle surpasse ma fierté. J'essaie d'enlever la poussière dessus, et je mange... Puis, je me jette sur les haricots.

  J'ai mangé à même le sol, comme une vulgaire sauvage. Je me dégoûte et me méprise, mais au moins je n'ai plus faim... Cette capitulation me hante : est-ce le début de la fin ? Ai-je déjà commencé à me soumettre sans m'en rendre compte ?

  Un bruit se fait entendre. J'entends de l'eau couler dans les canalisations. Julie a dû me remettre l'eau. Je me redresse en vitesse, pour utiliser la douche. Oui ! L'eau sort. J'ouvre la bouche pour boire, puis j'en profite pour prendre une douche. Ne pas pouvoir se laver, rester dans sa crasse m'insupporte, ça me fait me sentir encore plus animale, dégradée. Une minute plus tard, déjà plus d'eau... Julie ne m'avait laissé que deux litres ou trois...

  Un sentiment de haine me traverse. Julie, qui paraissait si sympa... N’est rien d’autre qu'une saloperie. J'ai rien pour me sécher en plus, trempée je m'allonge sur le lit. Je balaye la pièce du regard. Il faut que je trouve un moyen de m'enfuir. Si je reste ici, Julie risque d'avoir raison de moi... 

 

Quatrième jour :

 

  Quand je me réveille, je suis résignée. Si je n'obéis pas à Julie, je ne sortirai jamais d'ici... Le repas tombe à même le sol une fois de plus. Un morceau de rôti et du riz. Je m'assieds par terre et mange. Je m'étais fait une raison. Pas le choix d'accepter cette humiliation si je veux espérer survivre. Chaque bouchée est un compromis avec moi-même, un pas de plus vers l'acceptation de ma condition, et ça me terrifie : suis-je en train de m'adapter, ou de me briser ?

  Quelques heures plus tard, mon ventre grogne, je ne peux plus me retenir. Alors, je défèque dans les toilettes. Par chance, Julie me remet un peu d'eau. J'hésite à tirer la chasse. Si j'ai peu d'eau, autant l'utiliser pour boire et m'essuyer. Mon entrejambe est sale, et si je ne me lave pas je pourrais choper une infection. Après réflexion, je ne tire pas la chasse, et j'allume l'eau de la douche. Le débit d'eau ne dure que deux minutes, le temps de boire et de m'essuyer. Cette décision pragmatique me fait me sentir sale intérieurement : je priorise la survie physique au détriment de ma dignité...

  Je suis restée sur mon lit plusieurs heures à subir l'odeur de ma propre merde qui a envahi la cabane. Une pulsion m'attrape, comme un sursaut d'orgueil, un instinct de survie. Je me lève et commence à toucher chaque paroi de chaque mur. Peut-être que... Non, pas de planche chancelante ou autre... Je suis belle et bien enfermée… 

  Mon dos me démange, mes cuisses aussi. Des plaques rouges sont apparues. J'ai l'impression de devenir une pitoyable chose, qui essaye de survivre. Je finis par me sentir anormalement fatiguée, comme la dernière fois. Julie m'avait encore droguée ? Avant que je puisse comprendre ce qui m'arrive, je sombre...

 

Cinquième jour :

 

  Je me réveille en sursaut, le visage collé au plancher froid et poussiéreux. Ma bouche est sèche. Chaque muscle de mon corps est raide, engourdi par le froid et l’immobilité. Une douleur sourde pulse dans mes poignets et mes chevilles.

  Quand j’essaie de bouger… Un bruit métallique… Je baisse les yeux… Des chaînes ? Non ! Ce n’est pas possible ! Je tire d’un coup, prise d’une panique soudaine, mais le métal mord ma peau, me renvoyant une douleur vive. Mes poignets sont liés devant moi, mes chevilles aussi, assez lâches pour me permettre d’avancer… Mais pas de me lever... Je ne peux me mettre qu'à quatre pattes. Comme une bête... Mon esprit explose : c'est une escalade, elle me dépouille de ma mobilité humaine, me forçant à adopter une posture animale, et cette dégradation physique ébranle mon identité profonde, me faisant questionner qui je suis encore.

  Mon souffle s’accélère et un goût amer m’envahit la gorge. Je regarde autour de moi, quelque chose cloche. Le lit… disparu. La table… disparue. Le placard… aussi. Il ne reste plus rien. Juste moi, à terre, dans un vide oppressant…

  Je ravale ma salive, mais il n’y en a presque plus. Mon ventre est creux, tiraillé par une faim douloureuse. Ma respiration devient chaotique. La pièce tourne. Un vertige me prend. Julie… Elle veut me dresser. Effacer ce que j’étais. Me réduire à ça. Une créature affamée, enchaînée, qui rampera vers elle à la moindre miette. Cette prise de conscience me frappe : c'est une stratégie calculée pour briser ma volonté, et je sens déjà les fissures s'élargir en moi.

  Non. Non, je dois tenir…

  Les heures passent, je reste recroquevillée contre le plancher froid. Julie aurait dû venir. D’habitude, elle m’apportait quelque chose. Mais aujourd’hui… rien. Elle m’oublie. Ou elle me teste. Un frisson me traverse. Je tends l’oreille. Rien d’autre que le silence pesant, ce silence qui m’écrase, qui m’enferme autant que ces chaînes. J’essaie de me rappeler le son de la pluie, le vent dans les arbres, n’importe quoi d’autre que cette prison muette et puante. 

  Je ferme les yeux. J’inspire lentement. Ne pas paniquer. Ne pas sombrer. Mais les heures passent. La faim s’efface, remplacée par une fatigue poisseuse, un engourdissement inquiétant. Ma tête tourne encore. Mon corps est lourd. Je commence à voir des choses : une ombre qui glisse sur le mur. Une lumière qui n’existe pas. Des bruits étouffés, comme si quelqu’un chuchotait juste derrière moi. Je tremble. Je serre mes bras contre moi, mes chaînes tintent doucement.

  Julie ne viendra peut-être plus… Je vais crever ici… Ou pire… Je vais devenir autre chose. Quelque chose qui n’a plus de nom, plus d’identité. Juste une chose qui rampe, qui attend, qui supplie. Je mords ma lèvre jusqu’au sang. Non. Je dois tenir. Mais si elle ne vient pas demain… Si elle ne vient pas du tout… Je ferme les yeux et prie pour que la folie ne m’engloutisse pas...

 

Septième jour :

 

  Mon corps n’est plus qu’une carcasse inerte, une enveloppe vide qui ne sait plus si elle a froid ou chaud, si elle respire encore. Je maudis le jour où j'étais tombée sur cette annonce de bergère... Mon esprit, épuisé, revisite ce moment fatidique, cherchant des signes que j'aurais dû voir, mais ça ne fait qu'alimenter un regret stérile qui me vide encore plus.

  Puis, un bruit. Le frottement métallique de la trappe en bas de la porte. Mes yeux brûlés par la fatigue se plissent. Mon corps ne réagit pas, trop faible. Mais mon estomac, lui, se réveille dans une crampe douloureuse. Une odeur me frappe en premier. Grasse. Salée. Rance. Je distingue une forme. Un pied. Nu.

  Julie... Elle a passé son pied par l'ouverture. Sa voix, autoritaire et froide, me parvient :

— Mange. Et lèche tout. Sinon, tu n’auras plus rien !

 

  Je fixe son pied, tremblante. Il est posé sur le sol poussiéreux, les orteils légèrement recroquevillés. Entre eux, dans les creux de sa peau moite, il y a de la nourriture écrasée, une bouillie immonde de restes agglutinés. Mon ventre se tord de dégoût… et de faim…

  Mon esprit se débat : c'est l'ultime humiliation, une dégradation qui vise à me lier à elle de manière intime et abjecte.

  Non… Je ferme les yeux. J’essaie de me raisonner. De refuser. Mais mon corps n’écoute plus ma volonté. Mes poignets tremblent sous le poids de mes chaînes, alors que je me traîne en avant, rampant vers cette unique source de nourriture. Je suis à bout. Je suis une loque. Ma langue effleure sa peau. Un goût puissant me frappe instantanément. Sel, sueur, une amertume rance. Je réprime un haut-le-cœur, mais ma bouche s’ouvre d’elle-même, ma langue s'insinue entre ses orteils, ramassant les miettes de nourriture collées à sa peau tiède et moite. 

  Je n’existe plus. Il ne reste que la faim, et ce pied crasseux que je dois nettoyer. 

  Je lèche... Longtemps... 

  Quand tout est parti, que ses orteils brillent de ma salive, Julie retire lentement son pied. Je l'entends pouffer de rire, puis la trappe se referme. Le silence retombe. La faim s’est calmée. Mais quelque chose d’autre en moi vient de mourir...

  Mes lèvres sont sèches, craquelées. Ma langue est devenue une chose rugueuse et inutile. Mon corps n’a plus de larmes à offrir. J'ai si soif... Où est l’eau ? Julie aurait dû en laisser. Comme avant. Mais il n’y a rien. Plus rien. J’attends. Je fixe la porte. Mes pensées se brisent en fragments, ma vision devient floue. Et puis l’odeur... Celle qui vient des toilettes, depuis un moment maintenant. Non... Je ferme les yeux. Ne pas y penser... Mais mon corps, lui, n’a plus de limites. Il tremble, cherche, supplie. Lentement, mes bras bougent d’eux-mêmes. Mes chaînes cliquettent alors que je rampe, mon esprit essayant encore de lutter.

  Ce n’est pas moi. Ce n’est pas réel.

  J’arrive devant la cuvette. L’eau est là, souillée par ma merde. Une seconde d’hésitation... Puis mon corps abandonne, j’ai trop soif... J’ouvre la bouche... Mon esprit hurle encore, il refuse que je fasse cette horreur, mais il est faible. Trop faible… Le liquide glisse sur ma langue, épais et tiède, chargé d’amertume et d’acidité. Mon estomac se tord aussitôt. Je veux recracher. Je veux vomir. Mais non. Je serre les dents, je ravale la nausée, mes propres pensés s’étouffent sous l’horreur. 

  Julie avait raison. Elle avait dit qu'elle me dresserait. Elle a réussi. Je n’ai plus de volonté, plus de fierté, plus rien... Je ne suis plus rien...

 

Huitième jour :

 

  Le grincement de la porte me sort de ma torpeur. Je lève la tête. Mes pensées sont floues et mes paupières sont lourdes.

  Elle est là... Julie se tient devant moi, sourire aux lèvres. Je la dévisage impuissante ; elle tient dans ses mains une gamelle, une laisse est accrochée à sa ceinture et... Elle est pieds nus. Ils sont pleins de boue et aussi odorants que d'habitude.

— Tu veux manger ?

  J'hoche faiblement la tête en réponse, mon corps réagissant avant mon esprit.

— Alors, aboie !

  Je frissonne. Je comprends ce qu’elle attend... Elle veut voir jusqu’où je suis tombée. Ma gorge se serre. Une part de moi hurle encore, quelque part, loin, très loin. Mais elle est faible, presque morte. J’ouvre la bouche :

— Wouf...

  Le son qui en sort est dégradant. Mais ça ne suffit pas. Julie ne bouge pas. Elle attend. Je prends une grande inspiration et j’aboie. Plus fort. Plus vrai. Comme un vrai chien :

— Wouaf ! WOUaf ! WOUAF !

 

  Julie rit doucement. Un rire satisfait... Ce rire résonne en moi comme une confirmation de ma chute, et je sens une étrange chaleur se mêler à la honte, un conditionnement qui commence à s'installer.

  Puis, lentement, elle verse le contenu de la gamelle par terre, devant moi. Une pâte gluante s’en écoule, s’écrase sur le sol dans un bruit flasque. Je fixe la masse grisâtre, mon estomac noué par la faim. Puis, sous mes yeux, Julie avance ses pieds et les pose dessus. De la terre s’accroche à la nourriture, des brins d’herbe se mélangent à la bouillie. Elle a sûrement marché pieds nus, exprès. Je comprends tout de suite ce qu’elle veut... Sans aucune hésitation... Je rampe en avant. Il n’y a plus rien d’autre que la faim. Ma bouche s’ouvre... Ma langue touche d’abord la surface froide du sol, puis la pâte collée entre ses doigts de pieds. La boue ajoute une amertume, l’herbe une légère âpreté. Chaque bouchée est un mélange de textures immondes, de goûts infects. Je me retiens de tout régurgiter…

  Julie ne dit rien. Elle me regarde, je le sens. J’imagine son sourire satisfait, son regard plein de mépris. Mon esprit se brise un peu plus. Ce n’est plus seulement la faim qui me tue. C’est la certitude que je ne suis plus qu’un animal.... Julie attrape la laisse de sa ceinture. Elle l’approche lentement, puis l’attache autour de mon cou d’un geste sûr. Je ne réagis pas... Elle tire. Mon corps suit, sans résistance. Julie s’accroupit, son regard brille d’une lueur amusée et malsaine à la fois :

— Il est l’heure d’aller dehors… Ton travail commence maintenant !

 

  Un frisson glacé me traverse l’échine. Dehors ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Je voudrais demander. Je voudrais comprendre. Mais les mots n’existent plus... Il n’y a que le silence et la terreur…

 

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